Bretagne participative
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Mon projet

BUD, cela veut dire bourgeon, en Anglais... C'est un projet resté longtemps en dormance, et qui ne demande qu'à éclore ! Et la traduction en Français ? BEAU, UTILE, DURABLE ! Ce sera mon fil pour la CRÉATION D'OBJETS EN CÉRAMIQUE, dès que les conditions de production seront réunies.
Et mon cheval de bataille: DIVERSITÉ !
Diversité de formes, de matières, de couleurs, et usages multiples, comme par exemple,
- Des objets pour la maison : cuisine, toilette, déco, un terrain de jeux et d’expériences sans limite !- Un beau saladier en guise de bac à compost : finie la culture de miasmes au fond du bac en plastique !- Des mangeoires pour attirer les oiseaux. En hiver, il n'y a "pas un seul petit morceau de mouche ou de vermisseau" à se glisser dans le bec. Sur l'appui d'une fenêtre, dans les arbres, au jardin, voici de quoi attirer ces superbes créatures qui, de surcroît, régulent les populations d'insectes et ravageurs en tous genre à la belle saison !- Et pour le jardin, de quoi semer, rempoter, bouturer, cultiver de la diversité : pots à semis, pichets, cruches et autres récipients qui remplaceront le plastique et permettront aux belles plantes de se multiplier...

J’écrirais volontiers un Manifeste sur «la beauté de la chose», la matière, l’infinité et la diversité des terres, du plaisir de boire ou manger dans du grès, de la porcelaine, fine ou épaisse, émaillée ou non, mais toujours dans le respect de la santé humaine, et de celle de notre planète. Une autre fois peut-être...

Le façonnage de mes pièces me permet de ralentir le rythme, de me reconnecter à la matière naturelle et noble qu’est l’argile. Le chemin de la reconversion est long et riche. J’ai d’abord construit mon toit, après une carrière d’Architecte et de Paysagiste qui m’a enrichie. Il s’agit d’une maison bois presque autonome en ressources: eau, électricité, et respectueuse de l’environnement. Chemin faisant, j’ai abandonné définitivement l’idée du superflu, du toxique, du jetable: le lieu dans lequel je vis n’aurait pas permis d’agir autrement. D’où les dépassements du budget prévu initialement pour l’installation de l’atelier. Un mal pour un bien puisque cela m’a permis d’envisager sérieusement et sereinement un PROJET D’ATELIER presque AUTONOME, respectueux de notre environnement, avec des terres et des matières premières LOCALES si possible.

PREMIÈRE PHASE DU PROJET : Mise en service du four, alimentation en énergies et ressources, réfection d'une partie du toit du vieux hangar...
En bleu, ce que j'ai, en vert, ce qu'il me manque encore...

Que faut-il pour créer avec l'argile ?
L'argile, et les matières premières pour émailler. J'ai quelques stocks de terres, mais pas encore de bases ni oxydes pour fabriquer mes émaux : il faudrait un atelier à l'abri et quelques bacs hermétiques pour leur conservation. Bientôt !

Mes mains, bien sûr. Elles modèlent, tournent, pétrissent au gré de mes idées. Elles ont déjà acquis une mémoire des gestes et ne demandent qu'à continuer. Mais elles me servent aussi aux gros travaux, que j'aimerais maintenant déléguer à de vrais pros !
Pour tourner, il faut un tour. J'en ai deux, dont un que je promène à l'occasion de manifestations dans le secteur. Ils sont électriques mais pourront fonctionner avec l'énergie produite par les panneaux photovoltaïques. Reste à les raccorder !

Il faut aussi de l'eau. Mais que n'avons-nous tous le réflexe de tourner à l'eau de pluie, de laisser décanter nos barbotines et autres résidus de Terre ? Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme! ZÉRO DÉCHET, ZÉRO GÂCHIS. Le récupérateur d'eau de pluie de 1000 litres est en place ! Il reste à raccorder au point d'eau de l'atelier.

Pour cuire les pièces, il faut un four. Les pièces en grès et porcelaine que je façonne cuisent entre 1280°C et 1300°C environ. Le four gaz que j'ai choisi est neuf, il est le meilleur compromis entre la consommation d'énergie pour atteindre ces températures, et la pérennité du matériel.
C'est un gros investissement que j'ai eu la chance de pouvoir réaliser, il est à sa place... et attend sa mis en service, dans un local sécurisé, et raccordé à une citerne de Propane.Pour émailler, j'ai choisi d'investir dans une cabine d'émaillage qui permet de recycler les émaux par décantation. Et là aussi : ZÉRO DÉCHET, ZÉRO GÂCHIS ! Elle  fonctionnera, avec le compresseur, sur l'énergie solaire photovoltaïque, qui doit être finalisée.



Vous l’avez compris, j’ai les panneaux, mais il me manque de quoi stocker puis diffuser l’énergie que nous offre l’Astre Solaire, même l’hiver ! Et le chantier a démarré !





L’essentiel est en place, ou presque: vous savez maintenant ce qui manque pour cette première étape. Avant d’aller à la rubrique «utilisation des dons», je glisse un mot sur :

LA DEUXIÈME PHASE DU PROJET : créer un espace d’accueil et de partage dans le vieux hangar.
Après avoir eu quelques occasions de partager cet amour de la terre, je n'envisage pas la pratique de mon métier sans accueillir des stagiaires, petits et grands. Les vents ont déjà travaillé pour nous : la phase démolition est presque achevée pour la partie du vieux hangar que je veux dédier à l'accueil du public.
Reste à reconstruire un vrai local dans ce site privilégié, pour lequel il faudra plus de fonds. Je prendrai ma part des travaux en finançant les aménagements grâce à mes ventes. Mais le gros œuvre est estimé à environ 10.000 euros, c'est une somme !

Pourquoi ai-je besoin de vous?

Parce qu’aujourd’hui, je ne pourrais plus dissocier ma pratique d’un métier d’une volonté farouche de limiter mon impact sur l’environnement. C’est ce qui m’a guidée dans tous mes projets : maison, jardin, atelier, vie quotidienne, et engendré quelques surcoûts sur le budget prévu initialement... 

Il est temps aujourd’hui d’installer mon atelier ailleurs que dans ma maison où les poteries crues envahissent mes tiroirs, côtoient leurs sœurs cuites et achevées, ou dans mon jardin: même si c’est très agréable, ce n’est pas pratique sur le long terme, et pas très «pro» à vrai dire...A ce jour, j’ai déjà investi, hors locaux, la coquette somme de 21.500 euros. Mes plus grosses dépenses ont été pour le four et le véhicule utilitaire avec lequel je pourrai faire les marchés. Le reste concerne essentiellement du matériel et des matières premières (terre, plâtre), et du petit outillage qui me permettra de fabriquer mes premiers stands pour les marchés et salons.

Pour tout ce qui reste à faire ou presque (voir rubrique projet), j’aimerais faire appel à des professionnels. Je souhaite garder mon énergie pour créer ces objets, et plus pour monter sur le toit ou me faire des nœuds au cerveau et au dos en cherchant à tout faire moi-même! 

Restera à acheter des matières premières de base pour les émaux, quelques plaques d’enfournement et hop, je lancerai la fabrication de vos contreparties !

Les devis pour ces travaux et fournitures vont un peu au-delà de mon OBJECTIF DE 7500 € pour cette 1ère campagne, mais s’il faut se remonter les manches et replonger dans les travaux, je n’hésiterai pas une seconde ! 

Et si l’objectif est dépassé ? Eh bien les fonds permettront de démarrer la deuxième phase : un atelier pour vous accueillir de manière durable dans un cadre unique ! 

D’avance, merci pour votre participation quelle qu’elle soit. Et n’oublions pas : 

 LES PETITS RUISSEAUX FONT LES GRANDES RIVIÈRES !

Mais au fait, qui suis-je ?

Je me nomme Marie COMPAGNON, et suis née à Nantes, en 1971. De Nantes au Faouët, il n’y avait qu’un pas, et le Kreiz Breizh m’a conquise en 2012.
D’où la volonté sans faille qui m’a animée depuis : UN VRAI RETOUR A LA TERRE

Après des années passées loin de la terre, j’ai mûrement réfléchi et tout mis en œuvre pour revenir à mes premières amours. Voici ma première pièce, fabriquée en dernière section de maternelle. Merci à toi Maman, ma maîtresse d’alors, qui m’a mis le pied à l’étrier ! Depuis, j’ai progressé !